Ce retraité a tout misé sur l’art et n’a jamais eu de regrets : ce qu’il conseille

Ce retraité a tout misé sur l’art et n’a jamais eu de regrets : ce qu’il conseille
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À 75 ans, Marcel Dubois incarne le parcours d’un artiste pour qui la retraite n’a jamais signifié l’arrêt de la création. Après quarante ans de carrière dans le théâtre et la peinture – deux passions qu’il conjugue avec une énergie intacte – il partage aujourd’hui son expérience avec une franchise déconcertante : « J’ai choisi la liberté plutôt que la sécurité… Et je referais ce choix sans hésiter ». Son histoire résonne étrangement avec celles d’autres figures publiques françaises récemment médiatisées pour leurs parcours atypiques après l’âge légal de la retraite.

Un parcours semé d’embûches et de choix radicaux

Né dans une famille modeste de Marseille en 1950, Marcel Dubois a très tôt ressenti l’appel de l’art. À 20 ans, il quitte un emploi stable dans la fonction publique pour intégrer une troupe de théâtre itinérante. « Mes parents m’ont pris pour un fou… Mais je savais que je ne survivrais pas derrière un bureau », confie-t-il aujourd’hui.

Ses débuts sont marqués par la précarité : petits rôles au cinéma, cachets aléatoires dans des pièces expérimentales, et des nuits passées à peindre des décors pour financer ses propres projets**. Une période qu’il qualifie « d’université du réel », où il apprend à concilier *survie économique* et **exigence artistique**.

Les sacrifices financiers : un héritage assumé

Contrairement à certaines stars comme Jean-Marie Bigard – dont les revenus ont atteint 100 millions d’euros avant une retraite modeste – Marcel Dubois assume avoir toujours privilégié l’indépendance créative aux contrats lucratifs*_. _« J’ai refusé des rôles dans des publicités ou des séries populaires… Chaque euro gagné aurait été une concession à mon idéal »*.

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Ce choix se traduit par une retraite artistique active mais financièrement modeste : environ 1 200 euros mensuels complétés par des ventes occasionnelles de tableaux**. Un montant bien inférieur à celui déclaré par **Thierry Beccaro*_ (environ 2 500 euros selon ses propres dires), mais que Marcel juge suffisant : _« Mes besoins sont simples… L’art reste mon vrai luxe »*.

Le succès autrement : reconnaissance vs notoriété

Si Marcel Dubois n’a jamais connu la gloire médiatique d’un Jean-Jacques Goldman* – dont la retraite musicale fait régulièrement les gros titres – son œuvre picturale commence enfin à être reconnue. En 2024, une galerie parisienne lui consacre une rétrospective saluée par Le Monde comme « une redécouverte majeure ».

Son secret ? La constance.** Pendant quarante ans, il a produit en moyenne trois tableaux par mois sans chercher à plaire au marché. « Je peignais comme on respire… Sans calculer si ça se vendrait »,** explique-t-il en montrant son atelier envahi par des centaines de toiles**.

Ses conseils aux jeunes artistes : anticiper et diversifier

Face aux interrogations sur la gestion financière des créateurs, Marcel Dubois livre trois principes clés**:

  • Investir tôt dans un régime complémentaire : « Même avec mes petits revenus», j’ai toujours versé 10 % de mes cachets à l’Agessa (sécu des artistes)… Cela fait toute la différence aujourd’hui »
  • Ne pas tout attendre du génie : « Le talent ne suffit pas… Apprenez à gérer vos droits d’auteur», négociez vos contrats», diversifiez vos activités pédagogiques »
  • Cultiver sa singularité coûte que coûte : « Les algorithmes vous pousseront à copier ce qui marche… Résistez ! La postérité appartient aux originaux »****
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Ces recommandations font écho au parcours récent d’artistes comme Michel Polnareff*, qui après cinquante-neuf ans de carrière continue défier les conventions musicales.

L’art après soixante ans : un nouveau chapitre ?

Contre tous les clichés sur la vieillesse créative, Marcel Dubois affirme que ses meilleures œuvres datent des dix dernières années. Une évolution qu’il attribue à la libération du regard social:_ « À soixante ans passés», plus personne n’attend rien de vous… C’est là qu’on devient vraiment libre ! ». Il cite en exemple le discret retour musical_de Jean-Jacques Goldman*, dont le titre hommage aux Bleuetsde France montre qu’on peut rester pertinent sans rechercher les projecteurs.

Son prochain projet ? Une collaboration avecdes jeunes danseurs hip-hop autour dela mémoire ouvrière marseillaise. Preuve s’il en fallait quel’art reste,pour lui,un dialogue permanent entre passéet futur**.