Les habitants de Dubaï s’appellent les Dubaïotes. On rencontre aussi la variante Dubaïens, un peu moins répandue. Ce gentilé désigne toute personne qui vit dans la ville ou dans l’émirat de Dubaï, quelle que soit sa nationalité.
Cette précision compte, car le mot ne dit rien du passeport. Un Dubaïote peut être émirati, indien, britannique ou français, et la grande majorité des habitants n’a d’ailleurs pas la nationalité du pays.
Comment appelle-t-on les habitants de Dubaï ?
En français, le gentilé le plus employé est « Dubaïote » au singulier et « Dubaïotes » au pluriel. Il s’écrit avec une majuscule quand il désigne les personnes (« les Dubaïotes »), et avec une minuscule quand il sert d’adjectif (« la vie dubaïote »). Le féminin est identique : une Dubaïote.
La forme « Dubaïen » existe également et se comprend sans difficulté, puisqu’elle suit le modèle de « Parisien » ou de « Tunisien ». On la croise dans la presse et sur les forums, même si Dubaïote reste la forme que l’on retrouve le plus souvent dans les sources de référence.
Ces mots ne s’emploient pas à l’identique dans les autres langues. En arabe, on parle plutôt de « ahl Dubaï » (les gens de Dubaï), et l’anglais utilise souvent la périphrase « Dubai residents » plutôt qu’un gentilé figé.
Dubaïotes, Dubaïens : d’où vient ce nom ?
Un gentilé se fabrique à partir du nom du lieu, auquel on ajoute un suffixe. Pour Dubaï, le tréma sur le « ï » est conservé afin de garder la prononciation en deux syllabes distinctes (« du-ba-ï »). On obtient ainsi Dubaï + ote, sur le modèle de Chypriote ou de Corfiote, ou Dubaï + en, comme pour Parisien.
Aucune règle officielle ne tranche entre les deux. Ce sont l’usage et l’oreille qui ont fait pencher la balance, et c’est pourquoi les deux formes cohabitent. Le terme est assez récent dans la langue française, à mesure que l’émirat de Dubaï est devenu une destination et un lieu d’installation fréquent pour les francophones.
Qui vit réellement à Dubaï : Émiratis et expatriés

Dire « Dubaïote » ne suffit pas à comprendre la population de l’émirat. Il faut distinguer trois réalités qui se mélangent souvent dans la conversation courante : l’habitant, le citoyen et l’expatrié. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la différence entre Dubaïotes et Émiratis.
Les Émiratis sont les citoyens des Émirats arabes unis, la fédération de sept émirats dont Dubaï fait partie avec Abou Dhabi, Sharjah et les autres. Ils détiennent la nationalité et certains droits spécifiques, et ils représentent une petite minorité des résidents de Dubaï. Tous les Émiratis ne vivent d’ailleurs pas à Dubaï : beaucoup sont originaires d’Abou Dhabi, de Sharjah ou d’autres émirats.
Les expatriés, eux, sont des résidents étrangers installés pour travailler, investir ou accompagner leur famille. Ils obtiennent un visa de résidence lié le plus souvent à un emploi ou à un investissement, et ils forment l’essentiel de la population. Ils sont eux aussi des Dubaïotes dans le langage courant, même s’ils ne sont pas Émiratis.
Dubaïote, Émirati, expatrié : trois mots, trois réalités
Un Dubaïote est toute personne qui habite à Dubaï. Un Émirati est un citoyen des Émirats arabes unis, qu’il vive à Dubaï ou non. Un expatrié est un résident étranger. Tout Émirati installé à Dubaï est donc Dubaïote, mais l’inverse est faux.
Combien d’habitants à Dubaï ?
L’émirat de Dubaï compte environ 3,8 millions d’habitants selon les estimations récentes des autorités locales, et ce chiffre progresse chaque année. À titre de comparaison, c’est plus que la population de beaucoup de pays européens de taille moyenne, concentrée sur une bande côtière du Golfe persique.
Les Émiratis ne forment qu’environ 10 % de cette population, voire moins selon les sources, ce qui signifie que près de neuf résidents sur dix sont des expatriés. Les communautés les plus nombreuses viennent d’Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh), suivies des Philippins, des Égyptiens, ainsi que d’une communauté occidentale plus restreinte mais bien visible.
| Catégorie | Statut | Poids approximatif |
|---|---|---|
| Émiratis | Citoyens des Émirats arabes unis | Environ 10 % |
| Expatriés | Résidents étrangers avec visa | Environ 90 % |
Une population qui reflète la diversité culturelle de la ville
Cette composition explique pourquoi Dubaï se présente comme un carrefour. La langue arabe est la langue officielle, mais l’anglais sert de langue de communication entre communautés, dans les commerces comme dans l’administration. Dans les quartiers anciens de Deira et de Bur Dubaï, on entend autant l’hindi, l’ourdou ou le tagalog que l’arabe, alors que Dubai Marina et les abords du Burj Khalifa attirent davantage de résidents occidentaux et de cadres internationaux.
Pour répondre une dernière fois à la question de départ : le mot juste pour parler des gens qui vivent à Dubaï est Dubaïotes, avec Dubaïens comme variante acceptable. Si l’on veut préciser la nationalité, mieux vaut alors parler d’Émiratis pour les citoyens du pays, et d’expatriés pour les résidents venus d’ailleurs.
